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Handball – Red Girls : une mi-saison maîtrisée

À mi-chemin de cette saison 2025-2026 de Nationale 3 Féminine, les Red Girls du Valenciennes Handball sont deuxièmes, et encore engagées en Coupe de France. Les Valenciennoises ont surtout confirmé la solidité d’un projet collectif en pleine construction, exigeant, ambitieux et résolument tourné vers la progression.

Depuis la reprise, les joueuses de Syran BEN SEDDIK et Jérôme ROMBAUX avancent avec constance dans un championnat dense, où chaque déplacement ressemble à un piège et où la moindre baisse de régime peut coûter cher. Pourtant, à l’heure du premier bilan, le VHB féminin affiche une régularité rare, tant dans les résultats que dans l’état d’esprit.

Un classement qui récompense la continuité

À la trêve, les Red Girls occupent la 2ᵉ place de Nationale 3, à hauteur du leader Marcq à égalité avec 28 points, et avec une avance de 4 points sur leurs poursuivantes directes. Cette position n’est pas le fruit d’un enchaînement de coups d’éclat isolés, mais bien celui d’une saison construite pas à pas, avec une capacité à répondre présent lors des rendez-vous clés.

Victoire à Tourcoing dans un contexte hostile, succès à domicile contre Abbeville, performances solides face à des équipes du top 5 : Valenciennes a su assumer son statut, sans jamais s’enflammer, ni se réfugier derrière le classement.

Pour Syran BEN SEDDIK, cette place est logique mais surtout fragile : « Le classement, c’est une photo à l’instant T. Il récompense le travail, mais il ne donne aucun droit. Ce que je regarde avant tout, c’est la manière dont le groupe avance, dont il progresse d’une semaine à l’autre. On a posé des bases solides, mais on sait aussi que tout peut aller très vite dans ce championnat. »

Une identité de jeu affirmée, mais encore perfectible

Offensivement, les Red Girls sont l’équipe la plus prolifique du championnat, avec une moyenne élevée de 34.5 buts inscrits par match soit 345 buts mis en 10 rencontres. Cette efficacité repose sur une animation offensive variée, des montées de balle rapides, mais aussi sur la capacité du groupe à faire vivre le ballon et à exploiter tous les secteurs.

Défensivement, la progression est tout aussi notable. Si certaines rencontres ont encore révélé des passages à vide, le collectif a gagné en agressivité, en solidarité et en lecture des situations. Avec 236 buts pris en 10 journées de championnat, c’est également l’une des meilleures défenses de Nationale 3.

Le coach valenciennois insiste sur ce point : « On a franchi un cap dans l’intensité défensive et dans la rigueur collective. Mais on n’est pas encore constants sur 60 minutes. C’est là-dessus qu’on doit continuer à appuyer. Les meilleures équipes sont celles qui savent rester exigeantes même quand elles dominent. »

Les valenciennoises se sont mises à défendre !

La Coupe de France comme révélateur du groupe

Au-delà du championnat, la Coupe de France a offert un autre terrain d’expression aux Red Girls. En 64ᵉ de finale, la victoire au HBC Laonnois (41-35) a permis au staff de faire tourner largement, avec certaines titulaires laissées sur le banc pendant toute la rencontre. Un choix assumé, qui a mis en lumière la profondeur de l’effectif et la capacité de l’équipe à rester performante malgré les ajustements. Quelques semaines plus tard, la qualification en 16ᵉ de finale, obtenue suite au forfait d’Ailly-sur-Somme, vient confirmer la bonne dynamique du groupe dans cette compétition à part.

Pour Jérôme ROMBAUX, la Coupe de France conserve une saveur particulière : « C’est une aventure différente du championnat. Elle permet de vivre autre chose, de sortir du cadre habituel, de créer des souvenirs. »

Un groupe investi, travailleur et en constante évolution

L’un des points forts de cette première partie de saison reste l’état d’esprit du groupe. L’implication aux entraînements, la capacité à accepter la concurrence, la progression individuelle mise au service du collectif : autant d’éléments qui expliquent la stabilité actuelle.

Syran BEN SEDDIK le répète sans détour : « J’ai un groupe génial, très impliqué. Les filles bossent énormément, elles acceptent de se remettre en question, de sortir parfois de leur zone de confort, et par conséquent moi aussi. Mais justement, parce que ce groupe est capable de ça, on ne doit jamais se contenter de ce qu’on fait. »

Une compétition qui colle bien à l’image de ce groupe.

Une seconde partie de saison sous haute exigence

La suite s’annonce intense, avec une série de déplacements consécutifs qui testeront la maturité du groupe : Ailly-sur-Somme, Harnes, Anzin, puis Marcq. Autant de rendez-vous où Valenciennes devra confirmer sa capacité à voyager, à gérer les temps faibles et à rester fidèle à ses principes de jeu. « La vraie difficulté commence maintenant », prévient le coach. « On va être attendus partout. À nous d’assumer, sans pression inutile, mais avec beaucoup de rigueur et d’humilité. »

Conclusion : une base solide, pleine de promesses

À mi-saison, les Red Girls ont validé les fondations de leur projet. Résultats, contenu, état d’esprit : tout est en place pour envisager une seconde partie de saison ambitieuse. Mais au VHB, personne ne parle encore d’aboutissement.

« Le plus dur reste à faire », conclut  Syran BEN SEDDIK. « Ce groupe a un potentiel énorme, vraiment. Maintenant, il doit apprendre à durer. » Et c’est peut-être là que commence le vrai défi des Red Girls.

Florian Bigotte

Responsable de Scaldis.fr

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