Sports

Basketball – Denain Voltaire, c’est officiel : François Sence est le nouveau coach des Dragons

Il est une figure familière du public denaisien, un entraîneur « qui monte » dans le basket professionnel français, et c’est désormais officiel : François Sence quitte le Stade Rochelais ( NM1 ) pour succéder à Rémy Valin.

Le nouveau coach denaisien est connu localement pour avoir assisté Rémy Valin sur la saison 2017/2018 et à ce titre avoir contribué à l’éclatante victoire denaisienne en Leaders Cup en 2018.

Il a également « rempli sa mission » en faisant monter Avignon de NM2 en NM1, et, aujourd’hui, sans vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, Sence est bien parti pour faire monter cette saison le Stade Rochelais en Pro B.

Alors que les coulisses du club denaisien bruissaient de nombreuses rumeurs après l’annonce du départ du coach emblématique de ces 5 dernières années, les deux hommes forts de Voltaire, Yohan Senez et Mehdi Chalah, assument avoir pris le temps de la réflexion pour peser et soupeser les différentes candidatures et les projets proposés.

Nous sommes allés à la rencontre du trio denaisien ainsi renouvelé qui va avoir la lourde tâche de confirmer les ambitions de Denain Voltaire dans la seconde division du basket professionnel français, aux portes de l’Élite.

Scaldis : Après une fin de saison aussi dure et rocambolesque et un maintien obtenu lors du dernier match, on imagine que vous aviez besoin de souffler. Et pour autant, il fallait tout de suite se projeter dans la prochaine saison, notamment en raison du départ de Rémy Valin. 

Yohan Senez : Je crois me souvenir que nous nous sommes tous accordés un week-end de pause. On en avait vraiment besoin après Lille et Évreux. Et comme Rémy nous avait annoncé son départ en amont, nous avions déjà en tête l’étape d’après. 

Mehdi Chalah : C’est vrai qu’après les émotions et les tensions des deux derniers matchs ils nous a fallu redescendre un peu … et dormir un peu aussi ( rires )… mais pour mieux se remettre au travail tout de suite.  

Scaldis : Comment recrute t-on un coach ? Et comment avez vous retenu la candidature de François Sence ?

Mehdi Chalah : Les agents jouent leur rôle. Dès que le départ de Rémy a été connu dans le milieu, nous avons commencé à recevoir des candidatures, une demi douzaine, toutes sérieuses, ce qui montre que Denain Voltaire est un club attractif et considéré. 

Yohan Senez : Le recrutement d’un coach est vous vous en doutez LE sujet le plus essentiel. Et personnellement c’est une première pour moi, car Rémy était déjà sous contrat quand j’ai pris la présidence en 2019. Donc on a décidé de se donner du temps, de décortiquer les projets, puis de rencontrer les candidats car forcément pour ce type de poste, l’aspect humain est essentiel. 

Scaldis : Et donc pourquoi le choix de François Sence ? 

Yohan Senez : C’est simple il avait le meilleur projet, il a fait le meilleur entretien, et chose essentielle à mes yeux, il était celui qui avait le plus faim, le plus envie du poste. J’ai reconnu un certain nombre de valeurs, et une combativité, qui collent à l’ADN de Voltaire. Il connaît le Club, son âme, son histoire, ses acteurs, et il a démontré dans tous ses postes une vraie volonté et une forte détermination. 

Mehdi Chalah : c’est vrai que ça a matché tout de suite. L’entretien a été un vrai déclic. Et nous avons pu nous mettre au boulot très vite en parfaite osmose. Dès le recrutement acté, nous nous sommes mis au travail pour constituer l’équipe, nous vous en dirons plus bientôt, mais le binôme GM-coach est fluide et fonctionne bien. 

Scaldis : Le nom de Pierric Poupet, ancien capitaine de Denain, a circulé, jusqu’à être annoncé dans la presse spécialisée. 

Yohan Senez : Comme toujours ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas. Je garde pour nous les échanges qu’il y a pu avoir et je souhaite une bonne continuation à Pierric, qui est un type bien et qui fait un parcours à l’ASVEL. 

Scaldis : François Sence, alors que le Stade Rochelais est à deux doigts de la montée en Pro B, pourquoi faire le choix du projet denaisien ? 

François Sence : La direction du Stade m’a indiqué il y a quelques mois et indépendamment des résultats sportifs que l’histoire qui nous liait s’arrêterait à la fin de cette saison. J’ai donc pu très librement contacter Denain Voltaire tout en continuant de mener à bien la mission à La Rochelle, puisque la Pro B nous tend désormais les bras. 

Scaldis : Denain Voltaire c’est une sorte de retour aux sources pour vous ?

François Sence : J’ai connu d’autres clubs avant et après ma saison à Denain, mais c’est vrai que celle-ci aura été la plus formatrice, aux côtés de Rémy Valin. Et puis dans une vie de coach ou d’assistant coach on ne gagne pas la Leaders Cup tous les ans ! J’ai hâte d’y retrouver des figures familières et amicales qui font tourner le club au quotidien. Et puis je suis un ch’ti, un nordiste, de Cambrai, alors coacher un club aussi emblématique que Denain forcément c’est pour moi une chance et un honneur formidables. 

Scaldis : Vous vous inscrivez dans les pas de Rémy Valin ?

François Sence : Il est le coach qui m’a le plus marqué lorsque j’étais son assistant, nous sommes amis dans la vie et nous partageons beaucoup de choses en commun. Je sais que je peux l’appeler en cas de coup dur. Mais j’arrive aussi avec ma propre personnalité, mes propres méthodes de travail, ma vision des choses.  

Yohan Senez : Il n’y a qu’un seul Rémy Valin et je sais qu’il performera à Fos aux côtés de mon ami William Raffa, Président du club. Un changement de coach pour un club c’est l’occasion d’un nouveau cycle. Et nous allons tout donner ensemble pour être à la hauteur.  

Scaldis : Denain Voltaire se caractérise depuis quelques années par une montée en gamme en terme de professionnalisation, de communication et de marketing. Cette stratégie va t-elle continuer sur 2022/2023 ?

Mehdi Chalah : Oui tout à fait, c’est la lettre de mission qui m’est donnée par le Président et le Conseil d’Administration. Il y a eu le passage des lumières de la Salle du sodium aux LED, qui permettent de vrais spectacles les soirs de match, les travaux de peinture, les nouveaux écrans, le changement des sièges qui sont enfin aux couleurs du Club, un bus floqué à nos couleurs … cette montée en gamme, ce côté corporate, est un gage de sérieux et de crédibilité dans le championnat professionnel français. 

Et puis parallèlement, nous continuons de répondre aux exigences de la LNB concernant la professionnalisation de notre structure. C’est vrai avec le Centre de Formation dont nous attendons l’agrément et qui fait monter une sacrée marche au Club. 

Scaldis : Quelles ambitions pour 2022/2023 ?

Yohan Senez : la saison qui vient de s’écouler nous a montré la précarité d’une place en Pro B, et pas que pour Voltaire, pour des Clubs à plus gros budgets également. Comme on dit chez nous « morceau avalé n’a plus de goût ». Moi je considère qu’il faut se battre pour rester en Pro B et que nous n’y sommes pas à vie par évidence. Il n’y a pas d’automatisme. Ensuite, on verra en cas d’accord avec Disney si la Leaders Cup est reconduite : elle n’a de sens qu’avec la finale à Disneyland, peut être vivrons nous avec François les mêmes émotions qu’en 2018 ! 

Et pour le reste rien ne nous est interdit : sur les trois dernières saisons nous finissons 7ème, 5ème et 10ème. Les deux premières se sont conclues sans plays off à cause du Covid et cette année nous les ratons à tout juste une victoire. Donc tout est possible cette saison, on va se battre et travailler pour !

Florian Bigotte

Responsable de Scaldis.fr

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page